Source : L'Antenne du 23/10/2018

 

 

Le Havre : 2018, l’année des grandes décisions

 

Le port du Havre veut investir massivement dans ses infrastructures, pour développer Port 2000 et son accès direct via le mode fluvial. Et attend l’éolien.



© GPMH
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C’est acté. Le port du Havre croit en son avenir. "Fort des bons résultats du trafic 2017 et d’une situation financière assainie", le conseil de surveillance a validé le 30 mars un "ambitieux" programme d’investissements pour un montant global de 610 millions d’euros. Le chiffre d’affaires 2017 de plus de 180 millions d’euros, en progression de 1,5 % "traduit le dynamisme de l’activité et la maîtrise des charges", avait expliqué Hervé Martel, directeur général du Grand Port maritime du Havre. La marge brute d’autofinancement s’élève ainsi à 41,6 millions d’euros, contre 19 millions d’euros en 2013, dépassant l’objectif fixé par le projet stratégique 2014-2019, fixé à 40 millions d’euros en 2019. 
  
En réponse à la croissance attendue 
  
Le port reconnaît que l’enveloppe des subventions contractualisées notamment dans le cadre du contrat de plan inter-régional État-Région (CPIER) 2015-2029 ne suffit pas à couvrir l’ensemble des investissements identifiés, soit 115 millions d’euros (État, région, Europe, communauté de l’agglomération havraise, ville du Havre). Mais elle suffit à "justifier le processus de priorisation engagé par le port". Il fallait "faire des choix et compléter les financements", reconnaissaient Hervé Martel et Emmanuèle Perron, présidente du conseil de surveillance. Les choix ont été faits, votés à l’unanimité le 29 juin.
 


"Le conteneur reste la priorité : le port décide l'extension de Port 2000"


Le conteneur reste la priorité : douze ans après la mise en service de Port 2000, qui accueille aujourd’hui environ 80 % de ce trafic, le port décide son extension, "vitale". 150 millions d’euros sont consacrés à l’augmentation des capacités d’accueil avec les postes 11 et 12, en "réponse à la croissance attendue des trafics de conteneurs". Ce seront donc 700 mètres de quai supplémentaires. "Suite à l’appel à la manifestation d’intérêt, nous lançons un appel à concession, pour un démarrage des travaux prévu à l’été 2019", commente Antoine Berbain, directeur général délégué de Haropa. Il faudra compter cinq ans pour la mise en service. 
  
Un large consensus 
  
Très attendu car réclamé par les acteurs de la place portuaire, ayant fait l’objet d’une consultation publique d’octobre 2017 à janvier 2018, l’accès fluvial direct à Port 2000 a aussi été acté. La "chatière", qui consiste en la création de deux brèches dans les digues existantes et la construction d’une digue de protection, sera financée par la région Normandie, "une fois déduites les subventions européennes". 
D’autres projets ont été validés, pour des investissements de développement ou de modernisation du patrimoine. Ainsi, l’extension du terminal roulier (33 millions d’euros), l’aménagement des terminaux Nord du port intérieur (85 millions d’euros), l’amélioration de l’accessibilité de la zone industrielle (35 millions d’euros), l’aménagement de zones logistiques (15 millions d’euros). Restera à aller chercher les financements. Des dossiers de demandes auprès de la Commission européenne sont en cours de bouclage, dans le cadre du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE), qui fait l’objet d’une enveloppe globale de 450 millions d’euros. 
  
Accueil de l’éolien 
  
Enfin, les travaux d’aménagement devraient démarrer pour l’éolien en mer en octobre, sur le quai Johannès-Couvert. Depuis 2014, un protocole d’accord avait été signé pour une enveloppe de plus de 45 millions d’euros. Quatre ans plus tard, la bonne nouvelle est tombée : Siemens-Gamesa a annoncé  le 15 octobre avoir signé un accord-cadre avec le Grand Port maritime pour préparer l’implantation de deux usines, dédiées à l'assemblage de nacelles et la fabrication de pales. Elles fourniraient les projets d’Engie à Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime) et Yeu-Noirmoutier (Vendée), ainsi que le projet d’Iberdrola au large de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Prochaine étape : le dépôt des permis de construire. 
Le port se dit également prêt à aménager dès 2019 le site de Bougainville, sur 25 hectares réservés, pour les fondations gravitaires destinées au parc éolien offshore de Fécamp. Reste à attendre les décisions du Conseil d’État concernant les recours déposés.
 

 

Natalie Castetz

 

Mardi 23 Octobre 2018

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